
France
Augusta Holmès naît en 1847 à Paris dans une famille aisée qui cultive les arts. Son père, Charles Holmes, officier d’origine irlandaise, est spécialiste de Shakespeare ; sa mère, Tryphina Anna Shearer, d’origine anglaise, est peintre et poète. Alfred de Vigny est son parrain. Sa mère interdisant la présence d’un piano, ce n’est qu’à sa mort en 1858 que l’enfant peut en débuter l’étude. Elle se forme aussi à l’harmonie et à l’instrumentation et développe sa voix. Elle se fait connaître comme cantatrice et pianiste, subjuguant notamment des célébrités comme Rossini, Gounod et Saint-Saëns autant par ses talents que par sa beauté. Elle commence tôt à composer mais ne recevra une formation à la composition que vers 1875, auprès de César Franck. Elle compose à partir de 1868 ses premières mélodies et en écrira plus de cent trente jusqu’en 1902, sur ses propres poèmes à une demi-douzaine d’exceptions près. On note dans sa poésie l’influence des Parnassiens dont son compagnon, Catulle Mendès, était un des chefs de file. Elle a aussi été prolifique dans le domaine de la musique symphonique, recevant le soutien des chefs d’orchestre Édouard Colonne, Charles Pasdeloup et Charles Lamoureux qui ont créé ou repris ses œuvres. Citons notamment les poèmes symphoniques Irlande (1881), Pologne (vers 1881) et Andromède (vers 1883) ; et les symphonies dramatiques ou lyriques Lutèce (1877), Les Argonautes (1880), Ludus pro patria (1887) et Au pays bleu (1890) sur ses propres poèmes. Elle a eu accès à l’Opéra de Paris en 1895 avec La Montagne noire (1885) sur son propre livret. L’ouvrage ne s’établit pas au répertoire malgré un succès initial. Le livret fut mis en cause ; un journaliste anglais évoqua aussi une cabale misogyne menée par Ernest Reyer. Augusta Holmès a eu cinq enfants avec Catulle Mendès, trois filles (qui font l’objet du tableau d’Auguste Renoir « Les filles de Catulle Mendès », 1888) et deux garçons.
Notons qu’elle n’a utilisé un pseudonyme, Hermann Zenta, que dans les débuts de sa carrière.
– Florence Launay –
Notons qu’elle n’a utilisé un pseudonyme, Hermann Zenta, que dans les débuts de sa carrière.
– Florence Launay –
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Présence Compositrices - dernière mise à jour 16 décembre 2024